un peu de lecture

Un retour à la nature par la littérature peut être un bon début.

Walden ou la vie dans les bois de Henry David Thoreau est une entrée en matière parfaite pour donner envie de se recentrer sur l’essentiel.

L’auteur y raconte comment il est parti construire son propre logement – une modeste cabane – dans la forêt, au bord du lac de Walden, au XIXème siècle et a vécu là pendant près de deux ans, se contentant de peu et sans besoin d’autre chose que de cette rencontre avec la nature, ponctuée de discussions avec des visiteurs de passage.

La liste de David Georges Dans Les Bois, Liste De, Livres, Henry David Thoreau

Certains passages sont un régal littéraire. On vit cette expérience avec lui. Et on apprend beaucoup sur la faune et la flore de la région.

Le livre est disponible dans les médiathèques de Colombes.

Bonne lecture

Bénédicte

se nourrir de culture

Comprenez-vous que les consommateurs puissent se côtoyer à moins de 1 mètre de distance, ouvrir les portes vitrées des réfrigérateurs les uns après les autres, toucher les produits déjà touchés par d’autres clients, dans les supermarchés, tandis qu’il est interdit d’aller au cinéma, à plusieurs mètres de distance d’un autre spectateur dont on n’aura pas touché ce qu’il a touché ?

Dans les cinémas, les théâtres, les salles de spectacle…, les portes restent ouvertes jusqu’au début du spectacle ou du film pour éviter les transmissions de virus dont on sait qu’elles se font le plus par les mains.

Plus difficile de laisser les portes des frigos des supermarchés ouvertes et d’interdire à un client de toucher un produit avant de le remettre dans le rayon, non ?

En ce qui concerne les musées, les expositions, il est possible de limiter le nombre d’entrées également. Et personne ne se risque à toucher les oeuvres d’art.

Les citoyens se mobilisent pour la réouverture des théâtres, des cinémas…#feuvertpourlaculture

A faire suivre !

Bénédicte

revue de lecture

Deux ouvrages intéressants et sans aucun lien l’un avec l’autre, si ce n’est qu’on peut les emprunter à la médiathèque de Colombes.

Je mange bio même en rando ! de Cléa et Linda Louis

Des recettes assez simples mais originales, à préparer la veille ou sur le lieu même de la randonnée, avec le matériel recommandé, dans le cas de randonnée sur plusieurs jours.

Je mange bio meme en rando ! - Clea - Linda Louis ...

Dans un tout autre genre, et en écho avec l’article sur le tri, il y a quelques semaines :

Recyclage, le grand enfumage de Flore Berlingen

Recyclage : le grand enfumage de Flore Berlingen – La ...

Entre autres, on y apprend que bon nombre des emballages que l’on met dans nos poubelles de tri ne sont pas recyclables car les filières de recyclage n’existe pas ou parce qu’il est plus coûteux de les recycler que de les incinérer. Donc malgré les logos présents sur les emballages et qui ne garantissent aucunement que l’emballage sera recyclé, par manque de moyens, la majorité des plastiques finissent pas polluer l’air par leur incinération ou le sol dans les décharges.

Par ailleurs, on apprend que les quatorze filières « Responsabilité élargie du producteur » obligatoires, mises en place entre 1992 et 2018, sont créées, pilotées et détenues par « leurs adhérents, les metteurs sur le marché, c’est-à-dire les entreprises visées par cette « responsabilité élargie » ».

L’éco-organisme de la filière emballages, Citeo, compte parmi ses administrateurs les représentants de Lactalis, Coca-Cola, Nestlé, Evian , Auchan, Carrefour… selon cette étude.

On apprend également que lorsque les sociétés innovent avec de nouveaux emballages dont elles disent qu’ils sont recyclables, elles omettent d’indiquer que les moyens de recyclage n’existent pas encore et que l’emballage en question finira incinéré ou en décharge.

Cela confirme que le meilleur déchet est celui qu’on ne crée pas. Par conséquent, mieux vaut penser à un achat sans emballage plastique que de mettre un emballage dans une poubelle de tri.

Si la gestion des déchets vous préoccupe, je vous recommande de suivre le MOOC La politique publique des déchets en 5 questions, sur la plateforme FUN (https://www.fun-mooc.fr). Il est gratuit.

Cependant, attention, quand ils utilisent le terme de « déchets ménagers » dans les vidéos, ils parlent des déchets qui se ne sont pas triés. Cela ne comprend pas les déchets qu’on met dans les poubelles de tri. Aussi, la vision est limitée et, à aucun moment, il n’y est fait mention de la problématique du « recyclable – recyclé ». Il s’agit d’apprendre surtout ce que l’on fait des déchets non triés.

On sera peut-être choqué de voir que les biogaz obtenus par fermentation de ces déchets sont brûlés à leur sortie, car, nous dit-on, produits en trop petite quantité pour être exploités. Eh oui ! On en est là !

Cultivez-vous ! Informez-vous ! Nous avons la chance de pouvoir trouver de l’information et de porter un regard critique sur les différentes informations qu’on nous donne. Sans tomber dans le complotisme, bien sûr.

Bénédicte

trier, cela vous satisfait ?

Trier, trier, trier. Les médias n’ont plus que ce mot à la bouche. Et les trieurs affirment fièrement leurs « bonnes actions » d’avoir bien mis les emballages en carton et les emballages en plastique dans les poubelles jaunes, le verre dans les conteneurs verts (à Colombes). Et cela trie si bien que, dans la résidence où j’habite, les poubelles jaunes et vertes débordent.

Trier libère notre conscience qui pouvait culpabiliser de consommer trop de plastiques, de papier, de verre, de métal… On ne culpabilise plus, puisqu’on fait notre B.A., croit-on, en mettant tous ces déchets dans la « bonne » poubelle.

Peu de trieurs savent que tous les plastiques qu’ils mettent dans la poubelle ne seront pas recyclés pour des raisons technologiques. De plus, un plastique déjà recyclé n’est pas forcément recyclable. De même, le verre n’est pas recyclable à l’infini, aujourd’hui. Donc il n’y a pas d’utilité à mettre ceux-ci dans la poubelle jaune. (Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas trier.)

Cette déculpabilisation générée par le tri crée un réel problème vis à vis de notre consommation. Mettre dans la poubelle jaune, c’est se cacher la vérité, à savoir que le tri est inutile, si nous continuons à acheter des produits suremballés et en nombre encore plus important, au prétexte qu’il y a la poubelle jaune pour y mettre ce qui nous gêne.

Le tri est également inutile si nous continuons à acheter des produits dont on peut se passer.

J’en ai marre de voir les poubelles jaunes de l’immeuble où je vis déborder, alors que cela ne fait que quatre jours qu’elles ont été vidées et qu’il reste encore trois jours avant le prochain passage des éboueurs. Non, je ne veux pas que mon immeuble mette plus de poubelles jaunes à disposition des résidents. Non, je ne veux pas que la mairie organise plus de passages pour ramasser les poubelles. Le problème est autre. Plus profond. C’est le problème de notre société consommatrice qui promeut l’avoir face à l’être.

Posséder est devenu le symbole de la réussite d’une vie. Tout nous incite à acheter des objets, des choses dont nous n’avons pas réellement besoin, de la nourriture en excès, en permanence.

Acheter rassurerait. Beaucoup pensent qu’en achetant le dernier téléphone à la mode ou le sac en vogue ils seront plus heureux. Si on interrogeait ces personnes sur le niveau de bonheur avant et quelques semaines après cet achat, trouverait-on une augmentation ? Non, quelques semaines après, elles auraient oublié leur achat et auraient peut-être déjà remplacé le téléphone en question par le suivant. En revanche, on oublie plus difficilement un bon moment passé avec des personnes qu’on apprécie ou un bon livre, une chanson qu’on fredonne. L’être est une source de bonheur plus fiable que l’avoir.

Cependant, comment le faire comprendre aux consommateurs que nous sommes et que les médias tentent en permanence de convaincre de l’inverse, par la publicité, les émissions mettant en avant des personnes qui passent leur temps à se photographier et à poster des photos de leurs dernières tenues, voitures, de leurs nouveaux téléphones, etc. Ils ont l’air si heureux. Est-ce vrai ? Un sourire ultra blanchi sur une photo n’a jamais été preuve d’un indice de bonheur. Quasiment tout le monde a le réflex de sourire face à un appareil photo. C’est d’ailleurs une pratique qui n’existait pas jusqu’au début du XXème siècle (on peut l’observer sur les photos de famille de nos aïeux) et qui est devenue à la mode, avec les films, la publicité dans laquelle les protagonistes ont commencé à sourire pour mieux vendre les produits.

Pourquoi les médias ne mettent pas davantage en avant ce qui rend vraiment heureux ? Bien sûr, nous savons pourquoi. Mais il est bon de se le rappeler.

Il serait temps de nous montrer autre chose. Ce serait bien là une bonne action, bien plus que de nous encourager à recycler : nous encourager à ne plus acheter ou au minimum à moins acheter.

Evidemment, nous ne pouvons pas rendre les médias ou les politiques seuls responsables. Nous avons aussi notre part de responsabilité à ouvrir notre esprit et à réfléchir.

Aussi, la prochaine fois que vous remplirez vos poubelles de tri, peut-être vous ferez vous la réflexion de savoir si vous n’auriez pas pu soit ne pas acheter ce qui a généré ces déchets soit acheter quelque chose d’approchant et qui ne génère pas de déchet.

A vos réflexions

Bénédicte

l’affaire du siècle

Le 25 janvier 2020, nous avions relayé, sur ce blog, la pétition de L’affaire du siècle demandant à l’état de s’engager concrètement dans la lutte contre le changement climatique.

En effet, aujourd’hui, les actions gouvernementales sont bien en deçà de ce qu’il est nécessaire de faire, afin de lutter contre le réchauffement climatique et toutes les conséquences de ce dernier.

L’affaire du siècle a assigné l’état français devant la justice et une première victoire a montré que l’état n’agit pas assez contre le dérèglement climatique. Une prochaine étape aura lieu encore devant le tribunal qui devra forcer ou non l’état à prendre des mesures concrètes.

Victoire historique pour le climat : l’État condamné, l’inaction climatique est illégale ! – YouTube

Plus de 2 millions de personnes avaient signé la pétition de L’affaire du siècle. Si nous sommes plus nombreux encore à nous engager, que ce soit dans cette action ou dans nos actions quotidiennes, par nos choix de consommation, notamment, le gouvernement se trouvera dans l’obligation de suivre les citoyens.

Consommer moins, ne plus acheter ce dont nous n’avons pas réellement besoin, utiliser des modes de déplacement plus doux, manger sain en préparant soi-même ses repas, à base de produits bruts et locaux, voire bio…

Toutes ces actions ne sont pas des actions de bobos. Elles ne sont pas réservées à une minorité qui aurait plus de moyens financiers. Des solutions existent pour chaque porte-monnaie, y compris les plus modestes. Ces solutions méritent d’être partagées.

Manger local et bio, en récupérant ses légumes en AMAP, ce n’est pas plus cher, bien au contraire, que d’acheter des produits transformés de médiocre qualité en grande surface. Et c’est meilleur pour l’environnement.

Consommer moins de viande. Celle-ci implique une surconsommation des réserves en eau (notamment pour la production de nourriture pour le bétail), mais aussi l’utilisation de pesticides pour l’alimentation des animaux, et la surproduction de CO2.

Acheter de la seconde main, donner, rénover ou employer différemment un objet qu’on a en stock et dont on ne se sert plus. Cela réduit l’émission de CO2 nécessaire à la production d’objets, de vêtements, au transport de ceux-ci.

Alertons nos commerçants qui laissent leurs enseignes allumées la nuit. Depuis quelques temps, à Colombes, on peut apercevoir de nouveau les étoiles dans le ciel. On ne les voyait plus depuis longtemps, à cause de la pollution lumineuse qui, non seulement nous perturbent nous humains, mais aussi oiseaux et autre animaux, sans compter la production de CO2 lié à la consommation électrique.

Marcher, utiliser le vélo (en plus, c’est bon pour la santé) ou les transports en commun pour se déplacer ou covoiturer.

Préférer le train à l’avion pour partir en vacances.

Réfléchir aussi à l’utilisation que nous faisons d’internet qui consomme beaucoup d’énergie dans les immeubles dédiés aux serveurs qui chauffent et qu’il faut refroidir.

Nous ne les voyons pas. Ils sont loin ces serveurs, mais n’oublions pas que l’utilisation de l’internet, c’est une production de CO2 plus importante que le transport aérien. Donc inutile d’envoyer des mails à tout un groupe quand cela n’intéresse pas tout le monde. Réfléchissons à l’utilité même de l’envoi de chaque message.

Vidons nos boîtes mails des messages inutiles.

N’abusons pas du stockage sur le cloud.

Evitons de regarder des vidéos en haute définition, de solliciter les moteurs de recherche, de liker à tout va (oui, cela aussi reste sur les serveurs), de poster des infos inutiles avec de multiples photos qui alourdissent le stockage…

Bref, toujours les mêmes recommandations qu’on publie sur ce blog et qu’on peut trouver dans de précédents billets, s’ils n’ont pas été effacés, car régulièrement on fait le ménage ici aussi.

Nous ne sommes pas parfaits, mais essayons de voir chacun ce qu’il nous semble envisageable d’améliorer et repensons notre façon d’agir et de consommer, afin de vraiment donner l’alerte à l’état pour l’obliger lui aussi à la prise de décision « climate-friendly ».

L’affaire du siècle, c’est bien, mais chacun d’entre nous, nous pouvons faire quelque chose à notre niveau de petit colibri, comme le dit Pierre Rabhi.

Bénédicte

3èmes rencontres de l’alimentation durable

Créées pour favoriser le partage d’expériences et d’initiatives inspirantes, les Rencontres auront cette année pour objectif particulier de renforcer les actions et collaborations des acteurs qui cultivent le monde d’après. 

Cela commence le 21 janvier prochain.

Pour s’inscrire et pour s’informer : 3è rencontres de l’alimentation durable (rencontres-alimentation-durable.fr)

Bénédicte

signer pour la Convention Citoyenne Climat

Comme vous le savez sans doute, une convention citoyenne pour le climat s’est réunie il y a quelques mois pour proposer un plan d’actions et des solutions permettant de lutter contre le dérèglement climatique.

Notre Président de la République s’est engagé à mettre en place la plupart de ces actions. Désormais, il recule, avec une mauvaise foi qui n’est pas très digne de la fonction présidentielle.

Cela ne serait rien, s’il ne nous embarquait pas tous dans une décision que nous réprouvons et qui va contribuer à maintenir le réchauffement climatique, voire à l’empirer, avec toutes les conséquences que cela implique sur notre vie à tous.

Quelles que soient les raisons économiques pour lesquelles il décide de reculer, comme sur le glyphosate dont il dit qu’il a échoué à stopper son utilisation à 3 ans, nous, citoyens, n’avons pas à subir les décisions d’une personne, mal conseillée, qui n’a pas pris la mesure de l’impact de ses décisions sur la planète et qui préfère privilégier une économie négative pour nos vies, au risque de bouleverser ces vies de manière dramatique.

Nous avons nous aussi notre mot à dire, lors des élections bien sûr, mais avant cela, nous pouvons signer la pétition de Cyril Dion pour faire entendre notre voix : Avaaz – Sauvons la Convention Citoyenne pour le Climat

Et continuons, au quotidien, dans notre manière de consommer, à montrer au sommet de l’état, ce que nous voulons.

Bénédicte