glyphosate en question

C’est LE sujet dont tout le monde parle en ce moment.

Dans une interview sur France Inter, le 25 octobre 2017, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert, avait dit, au sujet de la dangerosité du glyphosate, qu’il n’était pas scientifique et qu’il prenait « les conclusions de l’OMS pour ce qu’elles sont » et que ce n’était qu’UN avis.

Sa préoccupation était uniquement de trouver des alternatives au glyphosate et tant que ce n’était pas le cas, il fallait laisser la libre utilisation de ce pesticide, pour ne pas, je le cite, « mettre en péril un certain modèle économique ».

Il y a plusieurs explications possibles à de tels propos :

– soit nous avons dans notre gouvernement des ministres très mal informés par les dizaines de collaborateurs grassement rémunérés qui travaillent dans leurs cabinets et qui sont censés leur remonter les informations.

– soit les ministres en question sont trop occupés à manger des petits fours pendant les dîners d’apparat et n’ont pas le temps de lire les rapports, les notes de leurs collaborateurs ou les courriers des victimes des pesticides qui tentent de les alarmer.

– soit ces ministres ont bien lu les rapports et les notes, mais n’ayant pas la capacité intellectuelle de les comprendre, ils les auraient laissés sur le bord de leur énorme bureau, jusqu’à ce qu’ils soient poussés par d’autres dossiers directement dans la poubelle, en bout de table.

– soit les mêmes ministres nous prennent clairement pour des imbéciles et sont prêts à risquer la santé des citoyens pour les intérêts économiques de l’industrie agrochimique et des agriculteurs qui n’ont pas compris non plus les risques encourus..

On parle du glyphosate, parce qu’il est le plus mis en avant ces derniers temps, mais il ne faut pas oublier tous les autres produits toxiques que l’on fait ingurgiter à la terre, aux fruits, légumes, plantes et qui se dispersent dans les nappes phréatiques qui contiennent l’eau que nous consommons.

Ces décisions prisent à la tête du pouvoir tuent à petit feu les exploitants qui utilisent ces pesticides et les habitants à proximité de ces exploitations, tuent la terre, les eaux, les consommateurs qui développent peu à peu cancers et autres maladies qui se propageront dans les siècles à venir, sans parler des malformations générées chez le fœtus.

Lorsque les victimes sont disséminées un peu partout dans le monde et que l’effet n’est pas immédiat, il est difficile de parler de crime. Pourtant, il semble bien qu’on ait affaire ici à un crime contre l’humanité, contre la planète. Le mot n’est pas trop fort, puisque c’est la finalité constatée et avérée par le jugement qui vient de tomber lors du procès de ce jardinier aux Etats-Unis, en phase terminale d’un cancer généré par l’utilisation du glyphosate sous le nom commercial de Round’Up.

On pourrait croire que cela donnerait l’idée à notre gouvernement d’interdire cette molécule illico-presto avant qu’elle ne provoque la mort d’autres personnes. Que nenni ! Nous allons bien attendre trois ans de plus pour faire un peu plus de victimes et bien polluer les terres et les eaux. Et puis, si on peut, au passage, intoxiquer un peu plus de consommateurs aussi… ceux, notamment, qui n’ont pas les moyens d’acheter des produits bio, issus de denrées cultivées sans pesticides.

Ceux-là, ce ne sont pas les ministres qui eux ne vont pas se risquer à manger des produits qui ont bien marinés dans les pesticides.

Ils ont vu les rapports, eux, même si aujourd’hui ils en minimisent les conclusions dramatiques et se prémunissent contre toute possible future mise en cause, en affirmant qu’ils ne sont pas « scientifiques ». Ils savent bien à quel point les pesticides sont mauvais pour notre santé.

Hors de question qu’ils prennent le risque de s’intoxiquer, eux ! Ils laissent cela à ceux qui se disent : « Tant pis ! Il faut bien manger. » et qui vont acheter ce qu’ils peuvent, même si c’est mauvais pour leur santé.

Evidemment, je ne suis pas la seule à être outrée par la décision prise par notre gouvernement de permettre l’utilisation du glyphosate pendant trois ans encore, pour des prétextes économiques.

Il faut, nous dit-on, laisser le temps aux industriels de trouver et de vendre d’autres pesticides aux exploitants agricoles pour remplacer les précédents, nouveaux pesticides pour lesquels nous n’aurons d’ailleurs aucun recul quant à leur dangerosité que l’on découvrira peut-être encore des dizaines d’années après leur mise sur le marché.

Ce serait difficile, en effet, pour les agriculteurs, de se trouver sans moyen de se débarrasser des parasites qui peuvent détruire leurs cultures. Il vaut mieux qu’ils développent un bon cancer et leurs employés avec. Qu’en pensez-vous ?

C’est ce genre de question qui m’amène à me demander si le monde n’est pas devenu fou. Lorsque l’on pense intérêt économique avant de penser santé humaine, il y a de quoi se poser la question du sens de notre présence sur Terre.

Est-ce là le souhait de notre gouvernement ? Tuer une partie de la population pour préserver les intérêts financiers d’une autre partie ?

Oh ! Et puis, c’est peut-être une bonne idée, vu que nous sommes déjà trop nombreux sur la planète !!!

Je ne me rappelle jamais qui a dit que l’humour était la politesse du désespoir.

Bénédicte

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