l’ère de la déconsommation

Le terme de déconsommation était utilisé dans un article dans Les Echos en janvier dernier. Il est censé expliquer le phénomène de stagnation voire de diminution des ventes de produits de grande consommation dans les supermarchés ou les hypermarchés.

Moins d’alcool, moins de pain, moins de produits d’origine animale. Les produits laitiers sont également impactés, tout comme les produits d’hygiène et de beauté.

Les femmes aux cheveux longs se lavent moins souvent les cheveux. Les hommes utilisent moins de rasoirs, la mode est à la barbe et donc au naturel, pour tous.

La consommation du bio grimpe, mais aussi celle, plus généralement, des produits locaux.

La crise en est-elle la raison ? Pas forcément.

consommer mieux

Une meilleure information des consommateurs leur a fait savoir ces derniers mois qu’on pouvait leur vendre de la viande de cheval pour de la viande de bœuf, qu’on pouvait leur faire avaler des œufs ou des produits transformés contenant des œufs traités aux pesticides toxiques, qu’on pouvait leur faire consommer des viandes issus d’animaux ayant avalé des OGM, que dans les océans en pleine crise de pollution (plastiques, médicaments rejetés dans les eaux, tels que les antibiotiques) vivent des poissons ou des crustacés ayant subi des mutations dues à nos rejets polluants et qu’ils retrouvent dans leurs assiettes.

Les consommateurs prennent aussi conscience que la surconsommation implique la pollution à l’origine des changements climatiques.

Cette prise de conscience n’est pas ici, à mon sens, cause de « déconsommation » mais de « juste-consommation ».

Evidemment, cela pose un problème aux industriels de la grande consommation, aux super et hypermarchés avec des ventes qui ne sont plus en croissance.

Innovation2

Mais il est temps pour chacun de prendre la mesure de l’importance de changer nos manières de consommer et aux industriels de s’adapter en proposant de nouveaux choix aux consommateurs, afin de leur permettre de consommer dans le respect de la planète, tout en faisant en sorte que les entreprises puissent continuer à vivre, à vendre leurs produits, leurs services.

L’innovation est obligatoire pour ces entreprises sous peine de disparaître.

On se souvient de l’histoire de Kodak qui n’a pas voulu croire à l’arrivée du numérique et  a loupé le coche, alors que l’entreprise détenait les moyens de veille qui lui ont permis de remarquer cette nouvelle technologie. Ils ont refusé de parier sur le numérique. Mal leur en a pris.

Espérons que nos entreprises auront plus de flair.

 

Bénédicte

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s