le rejet de l’autre, rappel d’un exemple dans l’Histoire

Vous allez me dire : « Mais pourquoi nous parles-tu d’intolérance dans le blog d’une AMAP ? »

Vous avez noté que dans ce blog, on ne parle pas seulement de légumes et de recettes de cuisine. On parle de bien manger, certes. Un peu de produits bio. De circuits courts.

Mais ceci est lié à notre environnement. Pour avoir de bons produits, il faut moins de pollution, donc nous parlons aussi environnement.

Et puis, la préservation de l’environnement, c’est lié à la production, à la manière dont nous consommons. Plus nous consommons, plus nous produisons, plus nous polluons, alors on parle aussi de gaspillage, de « consommer mieux », d’acheter moins, mais de meilleurs produits, de mettre plus de valeur sur moins de produits, sur les services, de revaloriser le travail de l’Homme.

dsc_0155

Et puis amener les denrées alimentaires au bon endroit au bon moment, c’est aussi une manière de gaspiller moins.

Alors dans ce blog, on parle de solidarité : faire en sorte que les invendus soient redistribués aux personnes qui en ont besoin et qui ne peuvent pas les acquérir dans les circuits de distribution dits « classiques ».

Mais aussi créer des emplois qui valorisent l’humain, notamment grâce aux commerces de proximité, aux circuits-courts…

Et on aime bien parler du lien social. Parce qu’une AMAP crée du lien social. Cela nous tient à cœur, ce lien social qui se crée dans notre AMAP à Colombes, mais aussi toutes les initiatives qui permettent de créer du lien social.

L’intolérance, le rejet de l’autre, ce sont, je crois, l’opposé de la création de lien social.

Il me semble incompatible de prôner le rejet de l’autre, d’un côté, et de souhaiter créer du lien social, d’autre part.

12640345_1703581283219540_5203751444126670265_o

Bref, aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, j’ai envie de parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur, en faisant un petit rappel historique, d’un exemple d’intolérance qui a bouleversé le monde, qui a eu un impact sur la vie de millions voire des milliards de personnes que nous sommes aujourd’hui sur Terre et que nous sommes cependant en train d’occulter, de mettre sous le tapis.

1933, l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler.

Hitler, au départ, était un type que chacun d’entre nous aurait pu fréquenter sans imaginer la suite. Il étudiait les arts, la peinture. Malheureusement, pour l’Histoire, il a raté ses études à l’Ecole des Beaux-Arts.

Il est tombé dans la marginalité, pendant un temps, et comme il faut bien trouver des responsables à son propre malheur, il a décidé que la cause de ses problèmes était les juifs.

Puis il a mené son petit bout de chemin et dans son esprit, ces premières idées se sont insinuées plus profondément, se sont développées, pour en arriver à sa prise de pouvoir en 1933.

Mais, avant cela, qui aurait pu dire que c’était un sale type. Un homme, certes réservé, mais pas méchant. Un homme qui est sorti de sa réserve, petit à petit, pour prendre la parole au cours de réunions publiques dont les thèmes de prédilection étaient l’antisémitisme, l’antibolchevisme et le nationalisme.

Et puis, les applaudissements l’ont incité à continuer.

Il s’est senti plus fort, aimé, admiré, comme chaque homme ou femme politique d’ailleurs. On a aimé sa compagnie. Ceux qui l’applaudissaient trouvaient que c’était un homme intéressant, sympathique. Ils ont aimé son contact.

Cette idée s’est propagée. Ils l’ont élu.

Si on leur avait dit alors, cet homme-là va tuer des millions de personnes, ils ne l’auraient pas cru. Ils n’auraient sans doute pas adhéré à sa parole, s’ils avaient su cela avant.

Ces personnes qui l’ont élu, elles étaient juste désespérées par leur situation économique. Elles cherchaient des raisons à leur malheur et Hitler a trouvé la raison : les autres, ceux qui ne sont pas comme nous, ceux qui viennent d’ailleurs.

Pour Hitler, c’était les juifs, mais aussi les handicapés, les homosexuels, les tsiganes, les étrangers… Tous ceux pointés du doigt comme étant des personnes « pas comme les autres » ou dont Hitler disait qu’ils prenaient les emplois des « vrais » allemands, les purs.

ciel gris

Le rejet de l’autre.

Quelles sont les conséquences et quelles seront toujours, toujours, toujours les conséquences du rejet de l’autre ?

Cela ne changera jamais, jamais, jamais et la preuve, c’est l’Histoire qui nous la donne.

Alors de temps en temps, ce serait bien de se poser et de regarder ce qui a eu lieu dans le passé, ce qu’un type a priori « sympa » au départ a détruit, anéanti, annihilé, exterminé…

Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce désastre qui nous hante, mais dont nous sommes en train d’oublier les causes : le rejet de l’autre, le nationalisme, le repli sur soi, liés à la peur que l’autre nous prenne notre emploi, notre argent, nos avantages.

Pourtant, les problèmes économiques ne sont pas liés à l’autre. Repenser la manière dont nous produisons, consommons, déplacer la création de valeur vers l’humain et non plus vers la production de produits qui nécessitent d’utiliser les ressources de la planète, ce sont là les enjeux économiques de demain.

L’autre est mon miroir. L’autre, c’est moi. Rencontrer l’autre, c’est s’enrichir et non l’inverse. Ne l’oublions pas.

 

Bénédicte

2 réflexions sur “le rejet de l’autre, rappel d’un exemple dans l’Histoire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s