le freeganisme, vous connaissez ?

Le freeganisme est un mouvement qui vient des Etats-Unis. Il se caractérise par un régime alimentaire déchétarien. C’est-à-dire ? Les freegans consomment ce qui est destiné à la poubelle (parfois ce qui s’y trouve déjà), mais pas que : tout ce qui est gratuit, en fait.

Cela implique de lutter contre le gaspillage alimentaire, de ne pas débourser un centime en récupérant les produits destinés à être jetés : issus des invendus des supermarchés, des commerces de quartier, des marchés et donc, en quelque sorte, de lutter contre la société de consommation.

Mais c’est aussi consommer ce qui se trouve dans la nature et qui est gratuit.

déchétarisme

A priori, l’initiative est intéressante. Mais s’y mettre pour lutter contre la surconsommation (même si on est absolument contre), c’est une étape à franchir.

Pour commencer, on peut aller sur les marchés, à la fin du marché, pour récupérer de beaux invendus. Ce n’est pas que l’apanage des personnes qui n’ont pas les moyens d’acheter leurs aliments dans les circuits de distribution traditionnels, mais c’est une réelle façon de concevoir la consommation et cela touche aussi des personnes qui ne sont pas du tout dans le besoin.

Pour marquer son soutien à la lutte contre le gaspillage, on peut aller manger chez Freegan Pony, mais peut-être plus pour longtemps… C’est un « restaurant » d’un nouveau genre, puisque tous les plats sont élaborés avec les invendus de Rungis. Le resto avait posé ses valises dans un squat place Auguste Baron près de la porte de la Villette, mais il a été prié de reprendre ses cageots par la mairie de Paris.

Une autre idée de freeganisme, c’est la cueillette sauvage. Attention, cela ne s’improvise pas. On connaît les champignons toxiques. Pour tous les végétaux, c’est pareil. Une plante qui ressemble à une autre peut se révéler toxique. Vous vous souvenez du film Into the wild ? Je ne vous raconte pas la fin, si vous ne l’avez pas vu, mais c’est ballot de se tromper d’espèce !

Il faut apprendre à repérer les plantes qui sont bonnes. Et à Paris, il y en a plein, dans le bois de Boulogne, dans le bois de Vincennes, dans le parc des Buttes Chaumont… Une cinquantaine de comestibles tels que la pâquerette, le pissenlit, l’achillée millefeuille, l’ortie (oui, oui, en soupe, c’est très bon !), le lamier pourpre, etc.

balade plantes comestibles

Bien sûr, il faut éviter les zones qui pourraient avoir été arrosées par l’urine des chiens ou autres.

Et puis, attention à ne pas prélever toutes les plantes, afin de ne pas non plus les empêcher de repousser.

Sur internet, vous trouverez des « formations » en balade pour les découvrir, comme celles de l’association Kiwi Nature ou François Couplan ou Le chemin de la nature.

Et puis, voici des applications pour vous apprendre à reconnaître les plantes :

Sauvages de ma rue : cette appli vous permet de reconnaître les plantes qui poussent dans votre ville

Ecobalade : vous permet de reconnaître un arbre grâce à ses feuilles ou un animal grâce à ses empreintes

Plantnet : permet également d’annoter, d’identifier des plantes

Cela peut être un moyen pour commencer le freeganisme en douceur. Si vous vous êtes déjà lancés dans cette aventure (sans même savoir que cela portait un nom peut-être), partagez avec nous votre expérience en commentaire !

 

Bénédicte

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