l’ostracisme

L’ostracisme est le droit que se réserve une société politique de prononcer le bannissement de ceux de ses membres qui, quoique irréprochables, lui causent de l’ombrage. Baudin

ciel gris

L’ostracisme, c’est lorsque tu cites mon nom en y accolant des propos désagréables, pour la simple et bonne raison que je ne pense pas comme toi. C’est lorsque, devant tous, tu me dénigres, parce que mon opinion, ma couleur de peau, ma taille, mon origine, mon poids, ma religion… ne sont pas ceux que tu veux.

L’ostracisme, c’est quand tu m’interdis de m’exprimer, alors que je n’insulte personne. C’est quand tu me pointes du doigt et que tu dis à tous qu’il ne faut pas m’écouter, qu’il ne faut pas me fréquenter.

L’ostracisme, c’est quand tu veux m’isoler. C’est quand tu me hais et que tu voudrais que les autres me haïssent aussi, au moins autant.

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L’ostracisme, c’est l’opposé de la bienveillance, de la tolérance, de chercher à comprendre l’autre, d’entendre sa parole, même si elle est différente.

Le racisme, la xénophobie, le sexisme sont des formes d’ostracisme.

Tout cela mène à la haine, se manifeste par le harcèlement souvent.

Le rejet de l’autre, l’ostracisme gagnent une nouvelle place dans nos sociétés.

On le voit, on l’entend tous les jours dans les médias et de plus en plus.

Mais c’est aussi l’ostracisme banalisé de la cour de récréation. L’ostracisme de proximité au sein de son quartier, de son immeuble. C’est cet homme assis devant la boulangerie qu’on regarde en murmurant quelques mots à l’oreille de la personne qui nous accompagne.

Les valeurs de solidarité, d’entraide, d’entente sont en train d’être submergées par l’ostracisme.

Aujourd’hui, peu importe que je nuise à mon voisin, du moment que c’est dans mon intérêt.

Pourtant, nous sommes tous semblables. Tous à bord de cette grosse balle qu’est la Terre, juste pour quelques années.

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Notre cœur est tellement plus léger, quand on aide l’autre, sans rien attendre en retour, quand on a, à son égard, de bons sentiments, quand on écoute la parole de celui qui ne pense pas comme nous, qu’on le respecte, quand on n’a pas à se défendre des attaques que l’on reçoit. La haine engendre la haine.

Faut-il être en temps de guerre pour revenir à ces valeurs qui ont cours dans ces moments de douleur ? Penser à l’autre, ne pas chercher à lui nuire. Est-ce que ce sont aujourd’hui de « super-valeurs », quand elles étaient, par le passé, la normalité ?

Je ne veux pas le croire. Et vous ?

Bénédicte

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