la colère des agriculteurs

Vous n’êtes pas passés à côté de cette actualité : le salon de l’agriculture a été, cette année, le théâtre du mécontentement de nos agriculteurs.

Ces hommes et ces femmes qui travaillent  comme des bêtes ne s’en sortent plus, à force de vendre leurs produits à perte, pour que la grande distribution puisse réaliser les marges qu’elle souhaite.

Ils sont essorés.

Cela ne fait que confirmer ce que nous affirmons dans ce blog : le modèle économique actuel de notre agriculture est obsolète et il est temps d’en changer. Le changement, c’est maintenant !

Chez les producteurs, si ce ne sont pas les faillites qui se multiplient, ce sont les suicides.

On leur demande de produire toujours plus, à des prix toujours moindres.

agriculteur

Il est temps de revenir à des exploitations à taille humaine, de favoriser la qualité, plutôt que la quantité, de privilégier les circuits courts au lieu d’encourager la grande distribution qui tue les exploitants à petit feu.

Récemment, nous évoquions ce vote à l’Assemblée Nationale pour que d’ici 2020, il y ait 40% de produits locaux dans les cantines de la restauration publique collective. Mais c’est encore trop peu et que fait-on d’ici 2020 ? Combien d’exploitants feront faillite d’ici là ?

Mettre des étiquettes sur l’origine des viandes ou autres produits est aussi une solution. Et faire des campagnes pour inciter les citoyens à consommer des produits français.

Innover pour diminuer les quantités de produits qui sont jetés et faire en sorte que ces produits non conformes aux standards imposés par la grande distribution soient vendus et consommés, malgré tout.

En créant des réseaux de vente alternatifs permettant une meilleure répartition des produits.

En favorisant les créations d’entreprises qui veulent utiliser ces ressources pour les transformer en produits finis consommables. Qui peut dire à quoi ressemblait un légume tordu une fois qu’il a été transformé ?

En favorisant également la création d’entreprises innovantes qui veulent utiliser ces fruits et légumes tordus qui sont pleins d’éléments intéressants et qui peuvent être utilisés dans plusieurs domaines autres que l’alimentaire.

salon de l'agriculture

Par exemple, la cosmétique ou la pharmaceutiques qui extraient des principes actifs des végétaux pourraient avoir un intérêt à les extraire de denrées ou de déchets destinés à la poubelle. C’est déjà le cas, mais il faut encore stimuler la recherche dans ce sens.

Amener nos producteurs à trouver des circuits de distribution alternatifs et favoriser ces circuits.

Ce sont nos dirigeants qui doivent faire leur part du travail et les aider à s’orienter vers ces alternatives, car ce sont eux qui ont favorisé la surproduction jusqu’à présent.

Ce sont eux aussi qui ont laissé nos producteurs se faire engloutir par le système de la grande distribution qui impose ses prix, les mettant en concurrence avec les producteurs européens.

Et à nous de faire notre part : consommer local, encourager nos producteurs, car ils sont notre richesse.

Ne les oublions pas ! Soutenons-les à notre niveau !

 

Bénédicte

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