et après la COP21 ?

Voilà, la COP21, c’est terminé. Quel en est le bilan ? Je n’ai pas bien compris. Tout ce que j’ai entendu hier, c’est que les pays qui n’étaient pas d’accord pour limiter l’augmentation de la température de la planète à 1,5°C ont finalement accepté.

Inutile de dire que cela fut un choc d’entendre que ce sont des dirigeants qui disent : « oui, je veux bien limiter l’augmentation de la température de la Terre à 1,5°C ». Et si c’était non ? Alors ces gens-là décident pour 7 milliards de personnes, sans parler des animaux, des végétaux, des océans… « Oui, je veux bien limiter », « non je ne veux pas ».

Et 1,5°C, cela reste beaucoup trop comme augmentation. Tout cela pour une question d’argent, sans faire le lien, sans comprendre que des questions financières peuvent juste amener à la fin de la planète. Il n’y aura plus de problèmes d’argent sans vie sur Terre. Mais ce fait semble déconnecter du reste. 

COP21

Ce qui est certain c’est que ces dirigeants ne pourront pas décider pour chaque personne quelle sera sa consommation. Et c’est la consommation, la surproduction qui est en cause. Sans une prise de conscience de chacun, il sera impossible de lutter contre le réchauffement climatique, d’endiguer la pollution croissante.

C’est à chacun de nous de prendre ses responsabilités.

Le point positif dans cette conférence de la COP 21, c’est que cela a mis sur le devant de la scène les problèmes que le public finalement n’entend pas, s’il n’est pas un peu curieux, car peu d’émissions, peu d’ouvrages, peu de magazines en parlaient avant.

Depuis quelques semaines, les affiches dans le métro se multiplient, les émissions, y compris les journaux télévisés, abordent enfin davantage ces sujets. Il manque encore des liens de causes à effets pour que les gens comprennent que leur consommation a un impact sur l’environnement.

Ce ne sont pas les dirigeants, à ce stade, qui peuvent éteindre la lumière, les appareils en veille chez nous ou dans les entreprises, qui peuvent interdire aux cafés de chauffer leurs terrasses pour rien, aux consommateurs d’acheter des fruits et des légumes qui ne sont pas de saison et qui proviennent donc de serres surchauffées ou qui viennent de pays lointains, d’acheter des vêtements qui arrivent d’Asie après avoir traversé les mers, de manger de la viande tous les jours, de prendre sa voiture pour faire 2km, de changer de téléphone, d’ordinateur ou de télévision tous les 6 mois, d’acheter des appareils rendus obsolètes à peine achetés, de jeter des yaourts, parce que la date est passée de quelques jours.

consommer mieux

Sur tout cela, nous consommateurs, nous utilisateurs, nous acteurs, nous avons la possibilité d’agir. Nous avons la possibilité de consommer moins. Nous avons la possibilité d’aller vers l’essentiel, vers la sobriété.

Et l’essentiel n’a jamais été de surconsommer, d’acheter, pour contrebalancer des carences dans nos vies intérieures. La futilité dans nos achats est peut-être l’expression d’un malaise. Et revenir à l’essentiel pour redonner du sens à sa vie est probablement l’enjeu qui peut faire basculer les choses en faveur de la nature.

Nous consommateurs, nous avons la possibilité d’agir, de boycotter les entreprises qui n’ont pas une intelligence développée dans le sens de la nature, qui ont uniquement l’obsession de vendre plus de choses.

Aujourd’hui, nous produisons de quoi nourrir 12 milliards de personnes, alors que nous sommes 7 milliards. Par exemple, une donnée entendue ce matin : 40% de la production de nourriture au Canada part à la poubelle.

En ce qui concerne la France, nous avons déjà parlé du gâchis dans une série d’articles (à lire ou relire sur le blog).  Et c’est pareil dans les pays industrialisés. Il y a un gros problème de distribution des ressources, des produits, ce qui amène à ce gâchis.

terrasse café

Nous pouvons réclamer à notre café préféré d’arrêter de chauffer l’extérieur et boycotter les terrasses chauffées. Ce ne sont que quelques exemples, mais il y en a de multiples dans tous les domaines et dans notre vie de tous les jours.

Nous pouvons juste réfléchir avant d’acheter à l’utilité de le faire, où le faire et quoi acheter ? Des produits fabriqués près de chez nous ou qui vont faire des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’à nous ?

Nous pouvons demander aux entreprises dans lesquelles nous travaillons d’adopter aussi de meilleures manières de consommer, d’éteindre les bureaux la nuit, de limiter les voyages en avion et de favoriser les visio-conférences…

Nous sommes force de proposition. Nous sommes acteurs. Et nous, nous ne sommes pas des dirigeants de pays. Nous avons la réelle possibilité d’agir au quotidien, en marchant quelques kilomètres ou en prenant les transports en commun ou proposer du covoiturage plutôt que de prendre sa voiture seul.

Et tout cela pour quoi ? Pour que nos descendants puissent vivre dans de bonnes conditions, avoir accès à l’eau, à des denrées non polluées, à un air plus sain…

 

 

Bénédicte

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s