mieux consommer les produits de la mer

« Homme libre, toujours tu chériras la mer

La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme

Dans le déroulement infini de sa lame… »

 Ce poème de Charles Baudelaire nous rappelle l’importance des océans dans nos vies.

« Ô mer, nul ne te connaît tes richesses intimes », poursuit-il plus loin.

Oui, la mer est riche et si elle semble parfois distante de nous en kilomètres, elle est pourtant si proche, car si importante dans l’équilibre de l’ensemble de la planète.

Aujourd’hui, la mer, comme tous les éléments, est en danger. Les perturbations liées au changement climatique touchent aussi les océans, avec, entre autre, l’augmentation du niveau de la mer, le réchauffement de l’eau, l’accroissement de l’acidité de l’eau… Cela se traduit, par exemple, par la migration des espèces, le blanchiment des coraux, leur disparition…

Et puis, la pollution touche aussi les espèces qui sont pêchées et que nous consommons. Par exemple, le rejet des antibiotiques, des compléments hormonaux que nous avalons et qui se retrouvent dans les eaux usées et non éliminés…

Les poissons, les coquillages, les crustacés les absorbent et cela produit des malformations, des mutations sur ces animaux qui se retrouvent plus tard dans nos assiettes.

En terme de pollution, l’Homme n’en reste pas à ces pollutions involontaires, puisque volontairement, certains bateaux pratiquent ce qu’on appelle le dégazage.

Ils vidangent leurs cuves de carburant dans la mer, laissant derrière eux, sans scrupule, des traînées de mazouts qui viendront s’échouer sur les côtes, pour badigeonner les rochers et les plages et toute la faune et la flore qui y trouvaient un refuge accueillant, avant de se voir déverser dessus cette masse noire et gluante.

Ils tuent au passage les espèces aquatiques, mais aussi les oiseaux qui ont le malheur de les approcher de trop près et d’y rester coller.

bonpourlamer

Un autre phénomène qui doit nous alerter est la surpêche. Les petits bateaux de pêche se sont transformés au fil des années en de redoutables bateaux usines qui raflent tout sur leur passage.

Leurs filets gigantesques vont au plus profond et ramènent en surface des quantités hallucinantes de poissons et de crustacés, y compris ceux qui sont trop jeunes et qui ne seront pas vendus.

Quel gâchis ! A force de sur-pêcher, de nombreuses espèces sont menacées de disparition.

Un site internet propose de lister les produits de la mer que l’on peut encore consommer selon leur provenance, afin de lutter contre la disparition des espèces menacées : http://www.mrgoodfish.fr/fr/index.html

Allez donc y faire un tour pour savoir ce vers quoi vous pouvez vous tourner sans risquer de dépeupler notre mer qui doit retrouver toutes ses richesses tant vantées par Baudelaire.

 

Bénédicte

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